Arracher son âme sur un trottoir de Manille
Sur des cailloux pointus, des morceaux d'aiguiilles Sentir le sang blanchir à travers les veines
Puis son regard s'enfuir...

A la vitesse d'un revolver que l'on dégaine
Planter son être dans un monde parallèle
Va la vie s'envole dans un battement d'ailes
Sans autre force partir.

Sentir l'extase monter dans des sphères irréelles
Faire refaire, jusqu'à ce que la mort t'appelle
Poser son corps au contact de l'asphalte
Sur le bitume subir.

La chaleur s'inonde d'une glace d'une halte
L'homme se tord envahi de l'intérieur
Quand l'évasion devient prison et douleur
De la souffrance, mourir...

Arracher son âme

Saute, saute dans les flaques d'eau qui t'éclaboussent
qui ruissellent sur la peau, de tes cuisses si douces
Glisse, glisse sur tes reins, la brise qui parfume
de la lande des genêts, la courbe de tes dunes

Prise au piège, de tes rêves, tu parcours
de la fièvre sortilège, tes beaux jours

Manon, ma sauvage et enchantée, tu virvoltes comme une enfant
sans passé pour vivre dans l'instant
Manon, ma légère au beau sourire, tu gigotes comme une enfant
sans l'avenir, ennemi de ton présent

Tape, tape, les regards d'homme sans gêne qui résonnent et te touchent
de sous-entendus, des désirs farouches
Vole, vole la robe bouge, rouge qui te couvre
sous le feu des yeux, des femmes qui découvrent et te trouvent

Sauterelle, malsaine, voire infâme
Allumeuse, sulfureuse, pour ces dames

Manon, tu souffres de tous ces dires, tu veux vivre dans le vent
dans la brise des rires et hors du temps
Manon, tu souffres de tous ces gens, tu n'as ni masque, ni gant
tu es libre sans chaîne et sentiment.

Naturelle et rebelle, loin d'ici
Si sensuelle, de tes ailes, tu t'enfuis
Manon, tu souffrais de tous ces dires, tu vas vivre dans le vent
dans la brise des rires et hors du temps
Manon, tu souffrais de tous ces gens, tu vas vivre dans le vent,
dans la brise des rires et hors du temps.

Manon