Si tu étais un bistrot

Si tu étais un bistrot, je t'épouserais, je caresserais tes chromes de mes mains endiablées, d'odeurs cuivrées. Je te décorerais des vapeurs de Turner, d'images photoshopées sur un calque sans saveur. Si tu étais un bistrot je t'en voudrais, d'être le don de vie, mais à la fois l'ivraie de celui qui m'enchaîne. ; Et je laisserais frémir sur ton corps en souffrance, mille et une gouttes d'eau de vie en partance. Mais tu n'es pas un bistrot, tu es juste une femme ; un peu ivre mais trop, enfin bref une dame. Ce n'est pas de ton cul de tes courbes dont je rêve, mais celui des bouteilles du comptoir qui m'apaisent. Ne m'en veux pas. Ce n'est pas ta présence et tes mots qui m'entraînent, mais l'alcool complice qui soulage mes veines. Ce n'est pas toi. Si tu étais un bistrot, je t'épouserais, je mêlerais nos éthers en un tango sans fin, pas incertains. J'embaumerais tes sens d'une robe insoumise, la main sur tes cuisses, des caresses non permises. Si tu étais un bistrot, je t'emmènerais, sur les failles, de nos êtres enivrés à l'excès, pas imparfaits. Et je t'allongerais de dérives en détresse, de la cave au néant border nos ivresses. Mais tu n'es pas un bistrot, tu es juste une femme ; un peu ivre mais trop, enfin bref une dame. Ce n'est pas de ton cul de tes courbes dont je rêve, mais celui des bouteilles du comptoir qui m'apaisent. Ne m'en veux pas. Ce n'est pas ta présence et tes mots qui m'entraînent, mais l'alcool complice qui soulage mes veines. Ce n'est pas toi. Et puis regarde le culot de la forme d'une bouteille, ce n'est rien comparé à tes formes vénitiennes Ce n'est pas toi. Mais tu n'es pas un bistrot, tu es juste une femme  Mais tu n'es pas un bistrot, tu es juste une femme  Mais tu n'es pas un bistrot, tu es juste une femme

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